Par Gérard Magnin (Membre du Conseil économique, social et environnemental de la région Bourgogne Franche-Comté)
Source Le Monde – 24.11.2016
Bruxelles publie le 30 novembre ses projets pour « l’Union de l’énergie ». Pour Gérard Magnin, ancien administrateur d’EDF, une place doit être faite aux initiatives des individus en faveur d’une production décentralisée.
La Commission européenne va publier le 30 novembre son « paquet pour l’Union de l’énergie », un ensemble de communications, de projets de recommandations et de lignes directrices portant sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et l’organisation du marché de l’électricité. Face au réchauffement climatique, une grande partie de la solution passe par l’énergie, un sujet universel qui concerne les façons de produire et de consommer de chacun d’entre nous.
L’entrée en vigueur de l’accord de Paris est une bonne nouvelle, mais des doutes existent sur la capacité des Etats à traduire cet accord en réalité. Une inquiétude fondée, si l’on considère que les Etats ont le monopole de l’action. Or les leviers se situent chez un nombre infini d’acteurs à tous les niveaux, des villes et des régions jusqu’aux citoyens, là où s’invente le nouveau paradigme énergétique.
Selon une récente étude de CE Delft, un organisme de recherche indépendant néerlandais, la moitié des citoyens européens pourraient produire, à l’horizon 2050, au moins une part de leur électricité à partir d’énergies renouvelables, et couvrir ainsi près de la moitié des besoins électriques de l’Europe. Dès 2030, dans un peu plus de dix ans, un Européen sur cinq pourrait être dans ce cas.
Lire la suite sur le site du journal Le Monde (réservé aux abonnés)